Avion de chasse Rafale

En termes d’innovation, de perfection et de performance, le Rafale de Dassault marque des points en permanence à chaque apparition. L’avion de combat multi rôle de l’armée de l’air et de la marine nationale fait la fierté de notre pays.

Rafale un avion conçu pour voler ver la perfection.

Né de la volonté des dirigeants et des militaires français de moderniser leur flotte d’aéronefs de combat en créant un avion polyvalent capable de décoller d’une piste ou d’un porte-avion, le concept rafale voit le jour officiellement le 4 juillet 1986 avec le premier vol du Rafale A, à la robe albâtre.
S’ensuit alors le lancement officiel du programme éponyme par l’avionneur Dassault le 26 janvier 1988, suivi par les Rafales C pour “combat” et M pour “marine” et enfin B pour “biplace” en 1993.

Projet d’un coût de 46.4 milliards d’euros, ce qui était énorme pour l’époque, le programme avait pour but de doter l’aviation française de combat de ce qui se faisait de mieux et de plus performant tout en gardant les clés de la réussite de Dassault, c’est-à-dire l’aile delta (qui avait déjà fait le succès des Mirage III et Mirage 2000) ainsi que les plans canards.
Côté militaire, les objectifs étaient de créer un avion furtif et équipé d’un radar à balayage électronique qui permettait d’avoir une supériorité aérienne en toute circonstance, surtout si l’on y ajoute un armement en pod des plus pointus qui va du missile sol-air jusqu’à la bombe nucléaire.

La France produit aujourd’hui environ un Rafale par mois. En sachant qu’il faut trois ans pour fabriquer un tel avion de A à Z, ce ne sont pas moins de 7 000 personnes et 500 sous-traitants qui travaillent au quotidien pour suivre la cadence de production. Trois entreprises françaises supervisent la fabrication de l’appareil : Thalès qui fournit l’électronique, Safran qui conçoit le moteur et bien sûr Dassault qui s’occupe de l’assemblage des pièces dans ses usines de Mérignac près de Bordeaux.

Atterrissage d'un Rafale

Un avion présent sur toute la planète

Polyvalent, l’avion va, au fil du temps, remplacer l’arsenal aéronautique français, succédant ainsi progressivement au Mirage F1 et Mirage 2000 à partir de 2001. Avec une commande étalée dans le temps de 286 avions, le Rafale a déjà marqué les esprits en participant à la guerre en Afghanistan, en Lybie et maintenant au Sahel ainsi qu’en Syrie où il est un allié indispensable des troupes engagées contre Daesh.

Le projet Rafale a aussi permis d’unir plus de 500 PME françaises et européennes, ce qui est un exploit en termes de nombre et de réussite industrielle. Fort d’une image de « meilleur avion de combat au monde », Dassault a réussi à vendre son avion à l’international puisque l’Inde, le Qatar, l’Egypte et la Grèce ont passé des commandes fermes pour cet aéronef hors norme en termes de performances. Multi rôle permettant aussi bien des attaques au sol, que du combat air-air en passant par des missions de bombardement classiques ou stratégiques, le Rafale est donc le parfait exemple de l’excellence aéronautique à la française.

Alors qu’il est en pleine maîtrise du ciel, cet avion qui va marquer trois générations voit déjà la pointe du museau de son successeur arriver avec le lancement du programme SCAF développé par Dassault Aviation et Airbus Defence and Space. Ce dernier prévoit le remplacement du Rafale à l’horizon 2035-2040 avec l’arrivée du New Generation Fighter. Un projet à l’échelle européenne puisque le NGF remplacera également l’Eurofighter Typhoon allemand et le F18 Hornet espagnol.